Tous les 15 jours, nous partageons nos expériences de voyages dans une chronique du “Chouette Magazine” édition de Jodoigne.

7 jours pour découvrir une île

La destination m’attirait déjà depuis quelques années et jamais je n’avais fait le pas. Il est vrai que jusqu’il y a peu il n’existait pas de vols directs. Aujourd’hui c’est chose faite et me voici dans l’avion pour « LES ACORES ». Tout le monde connait le nom mais qui peut situer cet archipel sur une carte ? Les 9 îles sont à +/- 2500 km au large du Portugal au milieu de l’océan atlantique.

En terme de superficie, ces îles mystérieuses ne sont pas très grandes, mais elles cachent un nombre inestimable de trésors. Chacune a ses caractéristiques propres, si bien que vous pouvez vous attendre à une nouvelle découverte dans tous les virages. Piscines naturelles dans l’océan tout le long des côtes des îles, sites volcaniques le Pico Alto, la plus haute montagne du Portugal ( et oui car ici nous sommes au Portugal) 60 types de végétations différentes que vous ne trouvez nulle part ailleurs. Mais pour une première visite, il ne faut pas se disperser et j’ai concentré mes 8 jours sur Sao Miguel, l’île principale et qui, parait-il me donnera un aperçu des plus diversifié. L’avion est a peine posé à Ponta Del Gada que je suis dans la voiture de location et je prends la route de Caletas où j’ai décidé de séjourner. Pour ce faire il me faut traverser l’île du Sud au Nord (+/- 20 minutes) et l’hôtel qui nous accueille « Vale do Navio » est vivement à recommander en ½ pension car le poisson y est excellent (et en plus il n’y a pas d’autre restaurant valable aux alentours immédiats).

Pour débuter ma découverte, j’ai repéré sur la carte la ville de Ribeira Grande. Pour rejoindre le but de la journée j’opte pour le chemin des écoliers … toujours emprunter la « route » qui est la plus proche de l’eau … le mot route est parfois relatif. C’est ici où j’ai pris pleine conscience des Acores. Ce périple nous a fait traverser cette partie de l’île verdoyante composée principalement de prés clôturés par de petits murets de pierres de lave qui contrastent avec le bleu turquoise de l’océan qui vient découper la côte de falaises noires. Le programme, y compris les arrêts dans les petits villages typiques pour découvrir les charmantes places fleuries flanquées de leur église blanche et ocre, nous prendra une bonne partie de la journée et c’est avec plaisir que nous prendrons la route directe pour rejoindre notre chambre et un excellent repas. C’est les yeux toujours remplis des fabuleux paysages de la veille que nous prenons, pour ce 2ème jour la route de Sete cidades. C’est le plus grand lac d’eau douce de l’archipel des Açores. C’est un cratère volcanique qui semble composé de deux lacs, l’un de couleur verte, le Lagoa Verde et l’autre bleu, le Lagoa Azul. La légende raconte que ce sont les larmes versées sur leur amour impossible par une princesse et un berger qui ont donné ces couleurs caractéristiques au site. Le point culminant du volcan est le Pico da Cruz, qui culmine à 845 m. La route sinueuse qui nous emmène est de +/- 30 km et nous fait découvrir un paysage magique entre mer et végétation zigzagant entre les plantes qui veillent sur de superbes allées d’agapanthes et d’hortensias.

En chemin arrêtez-vous à Bretanha. Une petite localité pittoresque qui ne respire pas l’euro sonnant et trébuchant et je vous recommande vivement le restaurant Cavalo Branco (en entrant dans le village sur la gauche) au dessus du café du village. On y déguste une cuisine traditionnelle pour € 30 A DEUX vin compris…. Enfin l’arrivée au sommet, avant de basculer vers le centre du cratère, est à couper le souffle. La caldeira, avec des falaises de quelques centaines de mètres en apique, a un périmètre d’environ 12 km pour une largeur maximale de 5 km. La ville de Sete Cidades qui abrite aujourd’hui 850 âmes nous attend là, en bas, baignée de soleil au cœur du cirque. Le lieu est idéal pour laisser la voiture et faire le tour des lacs a pied. La ville en soit n’est pas très intéressante mais avant de prendre la route, arrêtez vous a l’épicerie (un comptoir dans le salon de la maison) à côté de la poste et faites le plein d’un excellent fromage frais enrobé de feuille de bananier. Je n’ai jamais trouvé le nom mais c’est un régal à grignoter avec une croute de pain (ou même sans).

Pour le retour je vous conseille de poursuivre la route qui passe entre les 2 lacs, direction Covoado et juste après l’aqueduc il ne faut pas rater le chemin sur la gauche (suivre le vieux panneau indicateur délavé) vers Capelas. Le chemin n’est pas mauvais mais il nous a donné quelques bons fou-rires. De toute façon, l’île n’est pas grande, les gens charmants…. donc il est toujours possible de retrouver le chemin du bercail.

Lors du prochain numéro, je vous proposerai la suite de cette découverte mais si vous voulez en savoir plus en avant première, nous vous donnons rendez vous le Mardi 13 novembre à la Salle des Rendanges dès 19h30.

Comme tous les matins depuis mon arrivée, le premier réflexe au réveil est de passer par la terrasse de la chambre pour regarder le ciel. Les habitants le disent eux-même, aux Acores, en une journée, vous pouvez rencontrer les 4 saisons. Il est donc important de s’équiper correctement pour partir en randonnée. L’est de l’île me semble correctement dégagé en ce moment et mon guide me conseille Lagoa do Fogo.

Comme la côte nord-est n’a plus de secret pour nous, nous empruntons la route rapide pour rejoindre le centre de l’île et ce volcan qui culmine à près de 1000m. Attention ici également, prévoyez votre petite laine car même si au niveau de la mer nous accusons un petit 25°c, le thermomètre ne dépasse pas les 10°c, accompagné d’un petit vent rafraîchissant. Il s’agit ici d’un des plus beaux sites de l’île (qui n’en n’est pas avare). Si par chance, comme nous, vous arrivez au sommet sans brouillard, le lac bleu au fond du cratère volcanique apparaît comme suspendu entre ciel et mer : en regardant vers le nord, le relief s’abaisse en pente douce jusqu’à apercevoir la mer en rendant la limite avec le lac difficilement perceptible. Sur la route, n’hésitez pas à suivre les panneaux « Miradores » qui vous emmèneront aux points de vues chaque fois différents.

Pour le repas de midi, nous avons suivi la route jusqu’à la côte sud qui nous a emmenés jusqu’à Villa Franca do Campo. Première capitale de l’île où il est agréable de se promener en bord de mer et de découvrir la charmante place principale en attendant l’heure du déjeuner. Mon adresse « Restaurante Universo », sur un coin d’une des petites rues qui descend de la place. Garez-vous sur le parking à gauche, il est juste en face du resto. Comme toujours ici, ne vous privez pas de l’excellent poisson (+/- € 15 par personne). Déjà le 5ème jour et il est temps que je me mette en quête des fameux thermes des acores. Direction Furnas. Cet ensemble de cratères volcaniques est situé à l’est de l’île de São Miguel. On y trouve des geysers – les caldeiras das Furnas – dont le plus célèbre est celui de Pero Botelho. Avec vingt- deux sources d’eaux thermales, le Val de Furnas est une région d’une grande richesse hydrologique. La ville est assez agréable mais ici, nous revenons à la civilisation après quelques jours de nature. De nombreux centres de thermes privés sont proposés mais je conseille les thermes publics « banhos ferreos » délicieusement vieillots. Oubliez votre première impression et allez-y. Il s’agit d’une petite piscine d’eau ferrugineuse en provenance directe du geyser. Optez pour la formule avec la douche (€ 3 / personne).

Pour le restaurant, pas de conseil mais évitez O Miramas, j’ai été déçu. Poursuivez votre chemin jusqu’au Lagoa das Furnas. Une route goudronnée conduit de Três Bicas au lac de Furnas. En montant, vous arrivez aux Caldeiras, où les cozidos sont cuits grâce à la température du sol. Il n’est pas rare de rencontrer les habitants en train « d’enterrer » leur marmite. Le sentier de terre battue, accessible et agréable, continue toujours au bord du lac. Au bout de trois kilomètres, la chapelle Nossa Senhora das Vitórias, de style néo-gothique. Plus loin, une chaussée de presque deux kilomètres, et une route qui descend vers Furnas. N’hésitez pas à vous arrêter et à parcourir à pied la promenade qui fait le tour du lac.

Il me reste ces dernieres lignes pour vous faire découvrir par écrit une de mes plus belles découvertes de ces dernières années : les Açores. Toujours sur l’île de Sao Miguel et plus que 2 jours pour parcourir ce petit bout de Portugal perdu au milieu de l’Atlantique. Aujourd’hui, c’est la côte nord qui nous attend. 30 minutes de route suffisent pour traverser l’île du sud au nord et nous voici à proximité de Ponta del Gada. Nous laissons la capitale sur notre droite et en 5 minutes, nous rejoignons Sao Roque. C’est ici que nous trouverons les 2 seules plages rencontrées durant ce séjour : Praila do Populo et Praia das Milicias. Pour bien nous rappeler que nous sommes sur une île volcanique, le sable y est noir. Cette couleur confère à cette station un côté hors du temps. Profitez-en pour vous y promener et, si vous envisagez un séjour avec des enfants, c’est ici qu’il faut poser les valises pour profiter de la mer tout en restant au calme à un jet de pierre de Ponta del Gada.

Après cette petite halte, nous reprenons la route principale pour rejoindre Lagoa. C’est ici que les premiers habitants s’installèrent autour d’un lac aujourd’hui disparu. La région est une des plus fertiles des Açores, ce qui a toujours fait la richesse de la ville. Le port se développa grâce à cette intense activité. La voiture garée entre deux pêcheurs réparant leurs lignes, nous prenons le chemin de la fabrique de Céramique, seule fabrique manufacturée des Açores qui appartienne à la même famille depuis 5 générations (vaut le détour). Ici, je dois m’attarder quelques lignes pour vous présenter la meilleure adresse de l’île pour déguster du poisson. Amis carnivores, ignorez cette table mais, pour les autres, notez bien le « Borda d’Agua ». Impossible à manquer : la terrasse donnant directement sur le port de pêche dans la Largo Do Porto. On débute les festivités avec une petite sélection de coquillages gratinés au beurre à l’ail, suivie d’un succulent poisson grillé soigneusement sélectionné par vos soins dans l’étal. La carte vous propose un choix fabuleux : dorade, requin, espadon, poulpe,… mais seule la pêche du jour est disponible. Laissez-vous également tenter par l’excellent Vinho Verde. A l’heure des douceurs, le dilemme est de choisir entre les pâtisseries maison. Comptez +/- 20€/personne et une bonne partie de l’après-midi pour le tout. Apres une promenade digestive en bord de mer, la route passant par Cabouco et Santa Barbara nous ramène à notre hôtel.

Pour ce dernier jour, la voiture reste en place et nous partons à pied pour enfin découvrir les alentours de l’hôtel. Capelas est un village côtier qui a été un important centre durant la période de la pêche à la baleine, soit jusqu’au milieu du 20e siècle. Ce village tire son nom des chapelles creusées par la mer dans les rochers qui l’entourent. C’est le Rocher Percé de S. Miguel! De plus, ce rocher a la forme d’un éléphant qui trempe sa trompe dans la mer.

Capelas présente peu d’intérêt touristique à l’exception d’un musée-atelier mais cela fait un bien fou de déambuler dans ces ruelles en pentes qui nous mènent aux falaises qui surplombent la mer bleu turquoise. Pour ce qui est du musée-atelier, c’est un musée où il est possible de voir des artisans à l’œuvre et plus de 50 boutiques montées à l’ancienne avec les antiquités (meubles et accessoires) adaptées : école, pharmacie, épicerie, barbier, etc. Pour le repas de midi comme indiqué dans la première partie de ce récit, nous avons fait un saut au supermarché pour du pain, un fromage local car la seule adresse trouvée était un Kebab très local. Les autres adresses étaient fermées ou à vendre. Ici aussi, en discutant avec les habitants, nous avons pu constater que, même si la vie semble calme et paisible, depuis les restrictions européennes sur la pêche qui représentait une grande partie de l’économie de l’île, la vie n’est pas toujours rose.

Déjà une semaine et il me reste tellement de choses à voir. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai ressenti cette impression de « pas envie de rentrer ». Il ne faudra pas longtemps avant que vous retrouviez des nouvelles des Açores dans ces pages.

Vacances à la neige ailleurs qu’en France

Pourquoi toujours se tourner vers la France pour skier ? A 850 km de chez nous, le domaine skiable Kronplatz a été sacré meilleur domaine skiable italien de 2012 par l’agence ‘Mountain-Management’. Il figurait également sur la 3e marche du podium dans les catégories Capacité et confort, Ecoles de ski et Offre gastronomique sur les pistes. Destination familiale par excellence, le Plan de Corones est accessible depuis plusieurs villages typiques tels Rasen (1.078 m) dans la Antholzertal et Welsberg (1.087 m). Nouveau: Reischach (900 m), au pied du domaine skiable, et son télésiège 8 personnes propice aux enfants. La forme étoilée du domaine permet des descentes en toutes directions. Le snowboard se pratique sur le flanc est. Les fondeurs découvriront un réseau relié à celui du Val Pusteria.

Notre conseil hôtel : Petrus**** (Reischach)
Hôtel de luxe doté d’excellentes prestations de bien-être et situé dans un domaine skiable accueillant aux familles. A recommander pour un séjour en amoureux. Tranquille, à 600 m du centre de Reischach et de ses magasins. Les pistes et remontées mécaniques du Kronplatz se situent également à env. 600 m (navette gratuite de l’hôtel). Détente agréable dans le superbe centre de bien-être (1200 m²).

Petite information :
Cet hôtel a encore des disponibilités pour la première semaine des vacances de Noël, les vacances de carnaval et la première semaine des vacances de Pâques. N’attendez plus!

Enfin il est là depuis le 9 décembre. Il y a plusieurs années que nous l’attendions et ils l’ont fait. Fyra, le nouveau train à grande vitesse vers les Pays-Bas est arrivé. Le train rapide existait déjà mais il mettait 10 minutes de moins que notre bon vieux IC. Aujourd’hui, Amsterdam n’est plus qu’à 2h01 et ce, 10x par jour pour le moment. Pour le grand voyageur, le train fait également un arrêt à l’aéroport de Schiphol et pour le shopping, Anvers n’est plus qu’à 35 minutes de Bruxelles. Si vous ne supportez pas le bruit, réservez dans la voiture 33 : la voiture-silence. Vous profiterez d’un silence total et d’un calme absolu. Sans débourser un cent de plus, que vous voyagiez en 1ère ou en 2ème classe. Vous pouvez ainsi vous concentrer pleinement sur votre travail, admirer le paysage sans être dérangé ou vous détendre en toute quiétude après un city trip intense.

En résumé, Amsterdam à 250 km/h avec un excellent confort pour déjà € 50 A/R en 2ème classe. Pourquoi se priver de visiter cette ville ou même d’y séjourner? Pour cela, optez pour l’Amstel Hotel, comme je vous le recommandais dans un précédent Chouette.

Quand faut-il réserver les vacances d’été ?

L’hiver est bien là mais nous pensons déjà tous à l’été. Dans cette chronique, je vais tenter de répondre le plus clairement possible à la question qui nous est le plus souvent posée en agence : quand faut-il réserver les vacances d’été? Nous allons principalement nous focaliser sur les 2 grands : Jetair et Thomas Cook (pour lesquels j’ai eu les chiffres) mais cette analyse est également valable pour les autres Tours Opérateurs (TO).

Le plus important est qu’en réservant tôt, vous avez le choix de la destination et de l’hôtel. Depuis 2 ou 3 ans, le TO applique également le « Yield Management ». Cette technique de marketing joue sur les variables prix et coefficient d’occupation à l’aide d’une politique de tarification différenciée. Ce qui signifie : moins de place il reste, plus le prix augmente. Directement, vous me répondez donc : beaucoup de places de libres, grosses réductions… En théorie, vous avez raison mais régulièrement les TO analysent les tendances du marché et déplacent la capacité aérienne vers la plus forte demande. Exemple : les réservations sur la Grèce débutent très bien mais par contre l’Egypte ne prend pas (c’est juste une hypothèse). Déjà en février, le TO va décider de diminuer la capacité sur l’Egypte et d’augmenter celle sur la Grèce. Par conséquent : d’une part, augmentation de places à vendre sur la Grèce où la demande est forte et pas de last minute sur l’Egypte qui sera rapidement complète. Les opérateurs ont également mis en place de nombreux avantages pour les réservations rapides. En plus des réductions, depuis 1 an déjà, si vous réservez rapidement (avant mi-janvier), vous bénéficiez de la garantie meilleur prix. Si une promo sort après votre réservation, elle vous est octroyée.
Quelques chiffres de la saison dernière :
– en moyenne, le montant des réductions “réservation rapide” était 10% plus élevé que les last minute.
– Pour les mêmes hôtels que vous auriez souhaité réserver en dernière minute, comparés à la réservation rapide et garantie de prix, 50 % étaient complets, 30% plus chers et pour 20%, nous avons appliqué la réduction et remboursé la différence.

En résumé, si vous réservez rapidement, vous mettez toutes les chances de votre côté pour obtenir un bon prix et avoir le choix. En réservant en dernière minute, il est peut-être encore possible de trouver une promotion mais, avec le système de management, je ne serais pas étonné que rapidement beaucoup soit complet et que les quelques dernières places disponibles soient plus chères que dans la brochure (les prix des brochures sont valables jusqu’à 2 mois avant le départ. Après cette date, les TO se donnent le droit de les modifier vers le bas mais également vers le haut).

Tout ceci n’est bien entendu qu’une analyse personnelle et, si vous êtes joueur, peut être me ferez vous mentir… Mais vous aurez reçu une information complémentaire avant de prendre votre décision.

Chouette escapade

Si vous avez besoin de quelques jours d’évasion, voici une solution originale. Il s’agit d’un weekend pour découvrir une facette cachée d’Istanbul en dégustant les spécialités de la cuisine turque.

Jeudi. Rendez-vous a l’aéroport pour embarquer à bord d’un vol Turkish Airlines qui nous emmène en direct vers Istanbul. Arrivé à destination, le transfert nous attend pour nous emmener à l’hôtel Aziyade qui nous replonge dans l’histoire des retrouvailles d’un couple célèbre, l’écrivain français Pierre Loti (qui donne son nom à la rue de l’hôtel) et sa belle turque Aziyade.

Juste le temps de s’installer et c’est avec un verre de bienvenue que nous rencontrons le guide pour une courte réunion d’information. Déjà la première rencontre avec les «meze» et le raki (cela commence bien). Apres cette mise en bouche, départ en groupe de l’hôtel pour le dîner dans le centre de la ville au quartier Beyoglu, dans un «meyhane» du fameux Passage aux Fleurs. En un instant, la table est couverte d’une surabondance de mets. Ne pas oublier de demander tout de suite du pain grillé et du beurre. Avant de boire les premières gouttes de raki, il est préférable de manger un peu de pain beurré, cela permettra de mieux supporter l’alcool. Ensuite, le serveur propose toute une variété de hors-d’œuvre chauds. Après les meze chauds, le plat de résistance. Encore faut-il que nous puissions encore avaler quelque chose !!! Petit truc pour ne pas vous faire prendre : sachez que les meze disposés d’avance sur la table ne sont pas offerts, mais seront compris dans l’addition. Si vous n’en voulez pas, renvoyez-les tout de suite sans y toucher et ne commandez pas tout de suite le plat principal, les meze sont parfois copieux et vous pourrez ne pas souhaiter manger d’avantage. Si vous avez l’intention de manger du poisson, alors restez prudent sur le nombre de meze que vous consommerez. Après tant de bonnes choses, il se peut qu’il ne reste plus de place pour le poisson.

Apres une bonne nuit de repos, nous débutons ce vendredi par un peu de culture: de Byzance aux Ottomans. La journée est consacrée à la découverte des principaux monuments d’Istanbul et d’une partie insolite de la ville. Après le petit déjeuner, départ à pied de l’hôtel pour la visite des plus importants monuments historiques byzantins et ottamans entre la fin du XVe siècle et la première moitié du XIXe siècle, aux noms évocateurs : le Palais de Topkapi, résidence des sultans ottomans avec ses trésors. La culture c’est bien mais “ventre affamé point d’oreilles”… C’est dans le restaurant populaire de la Gare de l’Orient Express, Kasap Osman, que nous dégustons l’original «döner kebab». Apres midi, promenade digestive avec l’Hippodrome, la Mosquée Bleue reconnaissable à ses six minarets et décorée à l’intérieur par 21.043 faïences d’Iznik à dominante bleue. Fin de la journée dans le Grand Bazar et puis retour à l’hôtel. Le soir, dîner dans le quartier du port de pêche de Kumkapi. Belle découverte mais, professionnellement, je me dois de vérifier s’il est facile de trouver une petite adresse sympa pour un dernier verre……

Déjà le matin. Vite un bon petit déjeuner et il est déjà l’heure de quitter l’hôtel. Ce Samedi nous partons à la découverte d’un côté peu connu d’Istanbul qui a toujours eu la réputation d’être un pont entre l’Orient et l’Occident : les «Bazars» et les «Hans» d’Istanbul qui furent le coeur économique d’un empire depuis les Byzantins jusqu’aux Ottomans. Dans le prolongement du Grand Bazar, découverte du Marché aux Epices (d’où il est impossible de revenir les mains vide), puis visite de la Mosquée de Rustempasa avec ces splendides faïences d’Iznik. Embarquement à bord du bateau pour traverser le Bosphore jusqu’à Skudari. Balade dans cet ancien quartier typique de la côte asiatique et déjeuner au restaurant Kanaat qui offre un grand choix de plats traditionnels. De retour sur la côte européenne et visite de la grandiose Sainte Sophie qui marqua l’époque du règne de l’Empereur Byzantin Justinien, de l’extraordinaire Citerne Basilique dont les voûtes reposent sur une forêt de colonnes aux chapiteaux antiques.

De retour à l’hôtel, juste le temps de prendre une douche et, déjà, nous voilà embarqué au restaurant Develi, une adresse incontournable pour une dégustation de «kebabs», spécialités du sud-est de l’Anatolie.

Pour le dernier jour à Istanbul, après le petit déjeuner, je profite d’un peu de temps libre pour flâner au bord du Bosphore. Si j’avais encore quelques heures, j’irais bien tester un de ces « Kumpir » mais, pour cela, il faudra revenir car il est déjà l’heure de prendre la route de l’aéroport.

Voici un week-end bien rempli.

Pour le Canada, osez également l’hiver

Il y a quelques mois, j’étais aux îles de la Madeleine, en plein golfe du St Laurent. Elles s’étendent sur 100 kilomètres et sont constituées d’une douzaine d’îles, dont six sont reliées par d’étroites dunes de sable. L’hiver, cet archipel n’est accessible que par avion. La neige et la glace transforment les Îles de la Madeleine en un décor lunaire animé. Ce petit bout de terre vit à son propre rythme. A votre retour, quand vous en parlez avec les Canadiens, leurs yeux brillent et tous vous disent « Ça a toujours été mon rêve d’y aller! »

Enfin, le programme pour la plus belle expérience est prêt : Observation des blanchons sur la banquise

Chaque année, de fin février à début mars, des centaines de milliers de phoques du Groenland viennent donner naissance à leurs petits – les blanchons – sur la banquise ceinturant les Îles de la Madeleine. Des excursions en hélicoptère, encadrées par des spécialistes, sont alors organisées vers la banquise pour observer les phoques adultes et les blanchons dans leur habitat naturel : un spectaculaire paysage de neige et de glace animé par la présence de cet immense troupeau. A l’âge adulte, les phoques du Groenland ont la tête noire et possèdent un pelage gris avec deux larges bandes noires de chaque côté du corps qui se rejoignent sur le dos. A la naissance par contre, les blanchons ont un poil long et blanc. Durant les deux premières semaines de leur vie, les jeunes vont engraisser à un rythme effréné grâce au lait maternel contenant 40% de matières grasses. Pendant ce temps, leur pelage blanc se détache en lambeaux et leur allure leur vaut le surnom de «guenillou». Environ deux semaines après sa naissance, le nouveau-né est sevré et la mère va alors l’abandonner sur la glace pour s’accoupler de nouveau. Sa peau est maintenant argentée et parsemée de taches plus foncées.

Outre ce spectacle naturel exceptionnel, qui ne peut être apprécié que 2 à 3 semaines par an, les îles de la Madeleine valent le déplacement, même (ou surtout ?) au cœur de l’hiver. D’origine acadienne et d’appartenance québécoise, les Madelinots sauront vous charmer avec leur langage coloré et leur accueil chaleureux. Destination gourmande, les îles de la Madeleine offrent une vaste gamme de produits de la mer et du terroir qui sauront satisfaire l’épicurien en vous. Les départs pour 2014 sont programmés entre le 26 février et le 12 mars mais ne l’ébruitez pas trop car il n’y a pas de la place pour tout le monde.

Noël en Allemagne

Depuis quelques années, je tente de m’échapper en famille à Noël et de profiter de quelques jours de détente. Voici une adresse incontournable à moins de 3 heures de route d’ici. L’hôtel Moselromantik-Le Kessler-Meyer est incontestablement l’un des plus beaux hôtels de la Moselle, où la famille Kessler-Meyer ne laisse rien au hasard. Le maître-mot est le bien-être à l’état pur dans la splendide villa. Ambiance personnalisée et décontractée, 47 chambres confortables et, pour profiter de la plus belle vue sur le château et la Moselle, optez pour les « Auslese » (type 25). Pour le réveillon, l’établissement nous a concocté un séjour de trois nuits avec, chaque soir, un menu festif 4 services. L’hôtel propose également une superbe balade guidée avec, Allemagne oblige, la traditionnelle halte ‘glühwein’. Pour vous imprégner de l’ambiance de Noël, ne ratez pas les chants traditionnels dans l’ancien couvent des capucins. Nous nous chargeons de la lettre au Père Noël pour le cadeau sous le sapin.

Pour les familles, l’hôtel propose des chambres 4 personnes avec des belles réduction pour les enfants: gratuit pour jusque 6 ans et 50% jusque 14 ans (dans la chambre de minimum 2 adultes) En conclusion: 4 jours de fêtes, personne à la cuisine, pas de vaisselle et pas besoin de chercher un Bob pour le trajet de retour. De vraies fêtes pour tout le monde!

Euro Space Center

Il n’est pas toujours besoin de courir au bout du monde pour trouver le dépaysement. A la recherche d’une activité originale pour des enfants, je me suis enfin décidé à franchir les portes d’un lieu devant lequel nous sommes déjà tous passés en se disant « il faudrait qu’un jour je vienne ici »: l’Euro Space Center de Redu. Pour le moment, je ne suis pas encore en mesure de vous proposer le fabuleux voyage qui nous a été offert durant cette journée de découverte et d’émerveillement, pour les petits comme pour les grands. Il est 10h00 (ouverture des portes, y compris durant les vacances de Noël) et nous voici face à l’imposante réplique d’un propulseur. Vu le temps, nous nous concentrons sur le parcours intérieur et nous repasserons en été pour l’extérieur.

A l’accueil, on nous annonce que notre « Space Odyssey » débute dans quelques minutes et que nous pouvons patienter dans le Spatioport. L’ambiance bleutée, la musique et l’égrenage du compte à rebours nous plongent dans un autre univers. Munis de nos casques infrarouges, à la fin du compte à rebours, les portes s’ouvrent sous la puissante lumière rouge. Sur plus de 1700 m², nous allons passer durant +/- 2h de salle en salle pour découvrir successivement, un film présentant les projets passés, présents et futurs gérés par l’Agence Spatiale Européenne, la planète bleue, nous traversons le module Colombus et la réplique grandeur nature de la navette et bien d’autres surprises. La visite se termine par une session de cinéma dynamique ou Space Show: une course folle sur un astéroïde. Décoiffant!!

Matinée enrichissante et c’est avec plaisir que nous nous dirigeons vers le Spaceresto pour nous sustenter. Ce n’est pas du gastronomique et je n’ai pas goûté la nourriture lyophilisée (si si, ils en vendent à la boutique) mais je suis agréablement surpris car, pour un prix plus que raisonnable, il est possible de trouver un bon petit plat chaud.

Pour l’après-midi je vous conseille de prendre les 2 options:

  • La visite avec accès au simulateur de la marche lunaire: nous accédons au moon-walk ou simulateur de la marche lunaire. Quelques pas étonnants au cours desquels vous ne pesez qu’1/6 de votre poids (quel bonheur!)
  • La visite avec accès à une séance de planétarium: tous les mystères de l’Univers à la portée de tous grâce aux progrès de l’astronomie.

C’est les yeux remplis d’étoiles que nous avons quitté l’Euro Space Center en se promettant de revenir. Alors, lors de votre prochain passage sur la E 411, arrêtez-vous!

www.eurospacecenter.be – 061 65.64.65 – Prix pour la Journée (hors repas) : €17 adulte/€14 enfant pour le tout

Le Château de Limelette

Dans la rubrique « j’ai testé pour vous », voici le Château de Limelette. Les échos que j’en ai eus vont du pire au meilleur et idem en ligne. Donc j’avoue que c’est avec beaucoup de crainte que je me suis rendu sur place pour passer 2 jours. Voici mes impressions. Pas besoin de décrire la région car, si vous lisez ces lignes, c’est que, comme moi, vous connaissez déjà. L’hôtel est situé dans un joli domaine verdoyant. Arrivée en début d’après-midi. Accueil agréable et chaleureux. La réception nous donne une explication complète sur la région et répond volontiers aux questions tests que nous avions préparées. Direction notre chambre Club avec une appréhension à la vue des critiques. Surprise, une belle grande chambre avec coin salon s’ouvre à nous. Service thé et café disponible, bonne literie et belle salle de bain, beaucoup de place de rangement. Verdict positif donc pour cette partie du test.

Direction la piscine. Nous avons eu de la chance car nous étions seuls durant plus d’une heure. Il est vrai qu’elle n’est plus de toute première jeunesse et mériterait un rafraîchissement. D’un point de vue propreté et température, c’était parfait (emporter les essuies de la chambre). Juste à noter que les vestiaires sont plus que sommaires. Fin de journée au resto. Le cadre est sympathique et à l’image de l’hôtel, dans une gloriette qui avait vue sur les jardins. Le chef de salle nous accueille chaleureusement et il donne l’impression d’avoir toujours été là. Je m’attendais à un resto gastronomique mais j’ai trouvé un resto « gourmand », une belle carte avec des produits de saison, une très bonne cuisine où on ne me propose pas «Cuisses de Nymphes désossées, petits grillons de Ris de Veau, œuf cassé et Sabayon d’Estragon», mais plutôt un excellent foie gras suivi d’une pièce d’agneau divinement cuite.

Avant de reprendre la route après une douce nuit, nous prenons le petit déjeuner. Celui-ci est classique et correct avec 2 petits bémols: pour un hôtel qui s’affiche en 4 étoiles, je regrette l’absence de jus de fruit frais et, pour les œufs, j’ai un doute sur l’œuf frais mais plutôt lyophilisé (mais c’est le cas à beaucoup d’endroits).

En conclusion, j’ai passé un agréable moment. Pour moi, l’hôtel mérite un rafraîchissement pour lequel il ne faudrait plus trop tarder s’il veut renouveler la clientèle et ne pas se contenter des cars de Japonais. En cherchant bien, avec les promotions proposées régulièrement du style 2 jours et 1 nuit avec le repas du soir et accès aux thermes (que je n’ai pas testé) pour +/- €100 / personne, on en a pour son argent.

L’hôtel « Quartier Latin »

Dans la rubrique «Je teste pour vous, aujourd’hui une très belle découverte à 1h30 de route de chez nous : L’ hôtel «Quartier Latin » à Marche en Famenne. Si j’y suis arrivé sans GPS c’est que ce n’est pas trop compliqué : autoroute E 411 et suivre les panneaux Marche en Famenne. L’hôtel est en plein centre (j’ai juste un peu tourné avec les sens uniques). Le bâtiment est surprenant car l’hôtel moderne a intégré une église jésuite du 18ème siècle. 70 chambres dont une partie dans l’église et une autre partie dans l’aile contemporaine. Petite astuce en arrivant, il y a un parking pour les clients sous l’hôtel. N’hésitez pas à vous y rendre car dans les petites rues de Marche vous risquez de chercher pour vous arrêter. J’ai opté pour une nuit en chambre supérieure dans l’aile contemporaine avec repas 3 services le soir et 2 soins au Spa.

A l’accueil, service professionnel, digne du 4* qu’il est, avec la petite touche chaleureuse qui met directement de bonne humeur. Après les formalités on nous conduit vers notre chambre. Vraiment rien à redire sur celle-ci. Spacieuse, moderne dans des tons chauds et dotée de tout le confort : sèche-cheveux, téléphone, TV-satellite, wifi gratuit, minibar, mini-coffre et climatisation . Cela augure un bon week-end. L’avantage des chambres supérieures c’est qu’elles sont à quelques mètres de l’ascenseur qui vous emmène au spa. Juste le temps d’enfiler le peignoir et nous descendons profiter du centre de bien être. Ici tout est sobre et raffiné, une douce musique d’ambiance incite à la détente et les effluves d’huiles essentielles dégagent une atmosphère résolument zen où règnent plénitude et sérénité. Obligation professionnelle, nous testons pour vous la piscine de détente avec courant; le sauna, le hammam, les salles de relaxation et la tisanerie aux mille saveurs (ils ont les meilleures dattes que j’ai goutées).Quand à la qualité des soins je n’aurais qu’une phrase après les 60 minutes «c’est déjà fini ?» (pour les amoureux, ils proposent des cabines doubles pour un massage en couple). Comme toute belle journée se termine par un bon resto, en route pour la « salle à manger » où nous est servi notre dîner 3 services. Il faut avouer que le lieu mérite une remise au goût du jour et que l’ambiance d’antan me faisait présager une cuisine familiale. Et bien non! ; bonne surprise, une excellente cuisine recherchée, juste le dessert qui mériterait plus d’attention. Le service impeccable et le personnel attentionné ont fait de ce moment une excellente soirée.

En conclusion, pour un événement à fêter ou même pour une envie d’un bon moment à deux, voici une adresse à recommander.

La vie de Château

J’ai bien trouvé ma princesse mais malheureusement elle n’a pas de château alors après quelques recherches j’ai découvert la possibilité de vivre pour quelques nuits la vie de châtelain. Je vous propose de me suivre au « Eastwell Manor Hotel» niché au cœur de la campagne paisible du Kent, région connue pour être le « Jardin de l’Angleterre». Le plus facile est d’emprunter le tunnel sous la manche car il n’est qu’à 26 km de celui-ci, dans le décor rustique de Boughton Lees, à 6 km du centre d’Ashford et à 20 km de l’agréable ville de shopping Canterbury.

En franchissant les grilles, le magnifique jardin à l’anglaise nous plonge directement dans une ambiance de calme et de luxe. Dès l’arrivée à la réception, vous devenez l’invité de cette superbe demeure qui a conservé cette ambiance si typique que seuls les Anglais peuvent apporter en mélangeant le côté champêtre au luxe et à la tradition, L’hôtel propose 63 chambres élégantes mais j’ai une préférence pour celles dans les « Mews Cottages », quelques jolies maisonnettes dans les anciennes étables victoriennes rénovées. J’avoue que le style d’époque – Boiseries sculptées, cheminées en pierre, meubles de style classique sont omniprésents dans les chambres du manoir et que ce n’est pas trop ma tasse de thé. Et la nourriture me direz vous, nous sommes en Angleterre… Détrompez-vous, il est possible de très bien y manger et ici en particulier. Le restaurant du Manoir décline avec talent un large éventail de spécialités françaises ainsi qu’une cuisine anglaise moderne, préparée avec les meilleurs produits de la région. La qualité est leur marque de fabrique.

Pour la détente et la relaxation ne ratez pas le pavillon bien être magnifiquement décoré, il comporte une piscine chauffée de 20 mètres, un bain à remous, un hammam et un sauna. Grande Bretagne oblige, je ne l’ai pas testé, mais il parait que le parcours de golf est excellent.