Chouette escapade

Si vous avez besoin de quelques jours d’évasion, voici une solution originale. Il s’agit d’un weekend pour découvrir une facette cachée d’Istanbul en dégustant les spécialités de la cuisine turque.

Jeudi. Rendez-vous a l’aéroport pour embarquer à bord d’un vol Turkish Airlines qui nous emmène en direct vers Istanbul. Arrivé à destination, le transfert nous attend pour nous emmener à l’hôtel Aziyade qui nous replonge dans l’histoire des retrouvailles d’un couple célèbre, l’écrivain français Pierre Loti (qui donne son nom à la rue de l’hôtel) et sa belle turque Aziyade.

Juste le temps de s’installer et c’est avec un verre de bienvenue que nous rencontrons le guide pour une courte réunion d’information. Déjà la première rencontre avec les «meze» et le raki (cela commence bien). Apres cette mise en bouche, départ en groupe de l’hôtel pour le dîner dans le centre de la ville au quartier Beyoglu, dans un «meyhane» du fameux Passage aux Fleurs. En un instant, la table est couverte d’une surabondance de mets. Ne pas oublier de demander tout de suite du pain grillé et du beurre. Avant de boire les premières gouttes de raki, il est préférable de manger un peu de pain beurré, cela permettra de mieux supporter l’alcool. Ensuite, le serveur propose toute une variété de hors-d’œuvre chauds. Après les meze chauds, le plat de résistance. Encore faut-il que nous puissions encore avaler quelque chose !!! Petit truc pour ne pas vous faire prendre : sachez que les meze disposés d’avance sur la table ne sont pas offerts, mais seront compris dans l’addition. Si vous n’en voulez pas, renvoyez-les tout de suite sans y toucher et ne commandez pas tout de suite le plat principal, les meze sont parfois copieux et vous pourrez ne pas souhaiter manger d’avantage. Si vous avez l’intention de manger du poisson, alors restez prudent sur le nombre de meze que vous consommerez. Après tant de bonnes choses, il se peut qu’il ne reste plus de place pour le poisson.

Apres une bonne nuit de repos, nous débutons ce vendredi par un peu de culture: de Byzance aux Ottomans. La journée est consacrée à la découverte des principaux monuments d’Istanbul et d’une partie insolite de la ville. Après le petit déjeuner, départ à pied de l’hôtel pour la visite des plus importants monuments historiques byzantins et ottamans entre la fin du XVe siècle et la première moitié du XIXe siècle, aux noms évocateurs : le Palais de Topkapi, résidence des sultans ottomans avec ses trésors. La culture c’est bien mais “ventre affamé point d’oreilles”… C’est dans le restaurant populaire de la Gare de l’Orient Express, Kasap Osman, que nous dégustons l’original «döner kebab». Apres midi, promenade digestive avec l’Hippodrome, la Mosquée Bleue reconnaissable à ses six minarets et décorée à l’intérieur par 21.043 faïences d’Iznik à dominante bleue. Fin de la journée dans le Grand Bazar et puis retour à l’hôtel. Le soir, dîner dans le quartier du port de pêche de Kumkapi. Belle découverte mais, professionnellement, je me dois de vérifier s’il est facile de trouver une petite adresse sympa pour un dernier verre……

Déjà le matin. Vite un bon petit déjeuner et il est déjà l’heure de quitter l’hôtel. Ce Samedi nous partons à la découverte d’un côté peu connu d’Istanbul qui a toujours eu la réputation d’être un pont entre l’Orient et l’Occident : les «Bazars» et les «Hans» d’Istanbul qui furent le coeur économique d’un empire depuis les Byzantins jusqu’aux Ottomans. Dans le prolongement du Grand Bazar, découverte du Marché aux Epices (d’où il est impossible de revenir les mains vide), puis visite de la Mosquée de Rustempasa avec ces splendides faïences d’Iznik. Embarquement à bord du bateau pour traverser le Bosphore jusqu’à Skudari. Balade dans cet ancien quartier typique de la côte asiatique et déjeuner au restaurant Kanaat qui offre un grand choix de plats traditionnels. De retour sur la côte européenne et visite de la grandiose Sainte Sophie qui marqua l’époque du règne de l’Empereur Byzantin Justinien, de l’extraordinaire Citerne Basilique dont les voûtes reposent sur une forêt de colonnes aux chapiteaux antiques.

De retour à l’hôtel, juste le temps de prendre une douche et, déjà, nous voilà embarqué au restaurant Develi, une adresse incontournable pour une dégustation de «kebabs», spécialités du sud-est de l’Anatolie.

Pour le dernier jour à Istanbul, après le petit déjeuner, je profite d’un peu de temps libre pour flâner au bord du Bosphore. Si j’avais encore quelques heures, j’irais bien tester un de ces « Kumpir » mais, pour cela, il faudra revenir car il est déjà l’heure de prendre la route de l’aéroport.

Voici un week-end bien rempli.

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